Dans la vie, il est des instants où il faut savoir raison garder et
tête froide maintenir. Parfois l'on est confronté à des situations
génantes mais pourtant si drôles!
Avant de commencer l'histoire il convient de planter un décor
rudimentaire mais néanmoins éssentiel pour comprendre le fil de la
soirée! Je suis homosexuel (ouais les 3/4 de la population française
sont au courant je sais), j'habite à paris et je sors des fois avec ma
meilleure amie qui est, elle, restée en "province", quand je retourne
dans la cambrousse, chez quelques une de ses connaissances.
Bien, maintenant le déroulement des faits.
J'étais avec ma pote, chez elle, et après nous être tapés une bonne
dizaine d'épisodes de "Sex and the City", nous décidames enfin d'aller
à cette fête à laquelle elle était invitée et avait confirmé sa
présence. Un peu en retard (2h30) mais l'addiction à Sex and the City,
vaut bien le pesant de cacahuetes, que l'on a raté en 2h30 de fête,
mais largement compensé par la suite.
Nous nous rendions donc chez la dénommée E**** que nous appellerons ici Edvige (c'est bien laid) pour des raisons d'anonymat.
Edvige nous accueille alors dans un petit appartement étudiant d'une
vingtaine de mètres carrés, avec approximativement une vingtaine de
personnes, toutes casées contre le mur, par terre, sur les meubles, et
enveloppées dans un épais nuage de fumée, de cigarettes et autres
substances.
Mon amie et moi emportons gobelets et bouteilles apportées avec nous et
faisons une opa sur les 30cm² de canapé restant, durement acquis.
De là, une formidable vue sur la soirée nous est offerte, ici, jeunes
gens boivent, fument, renversent leurs verres, draguent ouvertement. Il
semble de l'hétéro beauf de base aime faire des plaisanteries sallaces
pour draguer la jeune fille qui, génée, regarde un peu ailleurs.
Naturellement, vous avez le couple de la soirée, l'un sur l'autre dans
un coin en train de bécoter allègrement loin des regards, (mais on les
voit quand meme et eurk la langue dépasse, c'est gras comme une bonne
grosse chiasse).
En bonne zaza napoli, j'y vais de mon rire aigu, provoquant 2 ou 3 moqueries dans la salle à chaque salve.
Puis, je remarque, dans tout ce brouhaha, une jeune idiote qui me fixe,
me fixe me fixe, en deux bonnes heures, chaque fois que je me tourne
vers elle, je la vois me fixer.
Je suis géné, très géné, d'autant plus qu'à chaque fois qu'une fille me
drague ça se finit en grosse engueulade parce que je lui dis que j'aime
la bite. Autant je peux être subtil dans la drague de garçons, autant
quand ça me fait chier, ben j'envoie chier de manière brute.
Mais bon de toute façon, elle bouge pas, reste de marbre, semble avoir
été statufiée (ça se dit?) alors, pas de danger à l'horizon.
Mais quand même! y'a 3ou 4 grosses tarlouzes dans la salle, j'arrete pas de les mater, et c'est une fille qui me veut! abusé!
A la fin de la soirée, je vais chercher mon manteau, et la jeune fille
me fait cette tête dépitée d'un cocker auquel on aurait subrepticement
retiré la gamelle de patée. "Ah tu pars déjà", avec quasiment déjà la
larme à l'oeil....
Dommage que les hommes ne fassent pas comme ça, c'est tellement plus appréciable et valorisant.... |